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"Nous avons aussi des clients qui relancent des dossiers de recherche ou réactivent des projets d'innovation!". Pour, Pascal rousseaux, le pdg fondateur de Processium, la crise peut se révéler génératrice de créativité. Ne faut-il pas rester compétitif et améliorer ses rendements...
Créee en 2002, Processium a vécu un démarrage difficile, le temps de mettre en place les équipes et les ressources en interne, de conduire ses premières recherches et de gagner la confiance des clients. Mais avec une croissance de 100% du chiffre d'affaires en 2007 et de 60% en 2008 - histoire de dépasser le premier million d'euros - la crise est presque un vieux souvenir...
"Nous avons acquis une culture de la tourmente, se félicite Pascal Rousseaux. Cela fait longtemps que l'on discute avec nos banquiers... Toutes nos lignes de crédit sont négociées depuis un an ou deux et nous avons anticipé depuis longtemps la nécessité absolue de diversifier nos secteurs d'application". Née dans la chimie, Processium est aujourd'hui présente dans l'aéronautique, l'automobile, la pharmacie, l'environnement, les biotechnologies ou l'agro-alimentaire, un domaine particulièrement porteur. "Tous les secteurs ne sont pas également touchés, précise le pdg, ce qui permet de se focaliser sur les clients décorrélés de la crise qui ne s'arrêtent pas au milieu du guet".
Cette année, la croissance sera plus faible (autour de 30 %) mais Processium dispose des moyens necessaires à la poursuite de ses investissements en R&D, notamment en relation avec les universités et le pôle de compétitivité Axelera. Des embauches sont prévues. "C'est un gage de confiance", conclut Pascal Rousseaux.
Agir Entreprendre n°20 - Mars / Avril 2009
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